« Ce mouvement caricatural chez iTélé doit tous nous interpeller »

Publié le par Charles Lemercier

En déplacement à Tours, la candidate à la primaire de la droite – et du centre – Nathalie Kosciusko-Morizet a fait une parenthèse sur la situation au sein d'iTélé, en grève depuis le 17 octobre.

Nathalie Kosciusko-Morizet alerte sur l'indépendance de la presse et la consommation de l'information (Photo : Charles Lemercier)

Nathalie Kosciusko-Morizet alerte sur l'indépendance de la presse et la consommation de l'information (Photo : Charles Lemercier)

Le deuxième débat des candidats de la droite a été co-diffusé par BFM TV et iTélé, jeudi 3 novembre. La chaîne d'information du groupe Canal+ a exceptionnellement ouvert son antenne pour ce rendez-vous clé de la primaire. A la venue de Mickaël Darmon, chef du service politique d'iTélé, Nathalie Kosciusko-Morizet en a profité pour saluer les journalistes et le mouvement de grève qu'ils défendent. Le lendemain, en meeting à Tours, « NKM » a défendu cette intervention : « J'ai voulu dire un mot pendant le débat, pour dire simplement qu'on le savait. » Deux heures et demie de diffusion excepté « Morandini Live », dix-huit jours après le lancement de la grève, c'était à souligner. Elle y explique le « bras de fer » entre Vincent Bolloré, à la tête de Canal+, et les salariés, en grève à une large majorité. « Faire pression sur les gens, vider le bureau et les affaires personnelles des journalistes, ces choses seraient ahurissantes dans n'importe quel pays civilisé », défend-t-elle.

La situation chez iTélé fait écho à des inquiétudes qui existent dans l'ensemble du monde de la presse, de crainte de perte d'indépendance.

L'essence du journalisme

Le conflit interne à iTélé donne une tendance sur la situation globale des médias. L'éthique, et la formation d'une charte associée, est par ailleurs mise en avant par les journalistes en grève. « La situation chez iTélé fait écho à des inquiétudes qui existent dans l'ensemble du monde de la presse, de crainte de perte d'indépendance. Ce problème nous concerne tous, ce n'est pas parce qu'on a accès à l'information rapide sur internet que l'information est fiable. On a besoin d'analyse. L'analyse n'est pas gratuite », développe la candidate. Nathalie Kosciusko-Morizet est l'une des rares à s'inquiéter et à alerter sur l'état des médias parmi les responsables politiques. Ses apartés de la salle Wagram à Tours sont utiles et au combien nécessaires. L'indépendance des médias est vitale, c'est un pivot de la démocratie. L'économie des médias est directement liée à cette problématique. Puis, la consommation de l'information dont elle fait état est un autre enjeu, là encore essentiel à rappeler. Payer l'information, c'est vital. « Ce mouvement qui est particulièrement caricatural chez iTélé, qui menace une partie de la presse, doit tous nous interpeller et d'une certaine manière nous mobiliser », conclut « NKM ».

Publié dans Actualité, Politique

Commenter cet article