Nantes, le bourreau des Aiglons

Publié le par Charles Lemercier

Dimanche, Nice (1er) reçoit Nantes (14ème), une affiche au vu des rencontres prolifiques du passé et de la réussite pléthorique des Canaris sur l'OGC Nice.

4 novembre 2015. Sightorsson donne la victoire aux siens et confirme la réussite Jaune et Verte sur Nice (Photo FC Nantes/A.D.)

4 novembre 2015. Sightorsson donne la victoire aux siens et confirme la réussite Jaune et Verte sur Nice (Photo FC Nantes/A.D.)

Depuis son retour dans l'élite en 2013, Nantes n'a jamais perdu contre Nice en championnat. En six rencontres, les Canaris se sont imposés à quatre reprises pour deux nuls (0-0). D'après la base de données de L’Équipe, les deux formations se sont rencontrées 79 fois – le plus souvent en Coupe de France – pour 34 victoires nantaises et 27 nuls. Le FCN s'est souvent amusé de Nice, le 7-0 infligé en 1996 à l'époque des Makelele, Gouvennec ou N'Doram, restera dans les annales. L'année 1978 est à marquer d'une croix blanche, les Jaune et Vert ont brillé sur le score de 6 buts à 1 en mai puis 5-0 en novembre. Il faut remonter à mars 1968 pour trouver le plus large succès niçois (5-1) sur Nantes.

 

7 buteurs différents !

La dernière victoire des Aiglons face aux Canaris date de janvier 2014 en Coupe de France (2-0). 10 jours plus tard, les Ligériens prenaient leur revanche en quarts de finale de la Coupe de la Ligue dans une rencontre épique (4-3), où s'est illustré par deux fois le Serbe Filip Djordjevic. La saison dernière, l'effectif nantais faisait pâle figure à côté de l'armada niçoise emmenée par Hatem Ben Arfa et Valère Germain, celle-ci a multiplié les victoires sur des scores atypiques (4-1 à Rennes et à Saint-Étienne, 6-1 sur Bordeaux). Pourtant, les Canaris sont allés vaincre les Aiglons chez eux (2-1) avec un des rares buts de l'Islandais Kolbeinn Sightorsson. Le match retour confirme l'appétence nantaise pour les Aiglons avec un nouveau succès (1-0) dans un match abouti. Une nouvelle fulgurance face aux Rouge et Noir dans une période aux résultats – plus que – mitigés. Était-ce l'effet Michel Der Zakarian ? Cette réussite est pour le moins étonnante sur les dernières années, l'effectif nantais étant nettement inférieur à ses prédécesseurs, habitués à appliquer le tarif maison (« Marcel Saupin » puis « Beaujoire ») à ses adversaires.

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