Le tour de France des start-up

Publié le par Charles Lemercier

Partout, on entend parler de start-up, ces jeunes entreprises au fort potentiel de développement sont le renouveau de notre économie. Les investisseurs sont attentifs à chaque idée, notamment françaises, celles-ci rayonnent à l'étranger comme récemment à New York lors de la FrenchTech. Voici, un aperçu de ce qui se fait chez nous.

Thierry Desfroges, agriculteur en phase avec son temps a créé le site : monpotager.com. Il propose de louer des parcelles de terre aux internautes chez une vingtaine d'agriculteurs, ces derniers y cultivent des fruits et légumes choisis par les « locataires ». Les produits seront directement livrés au moment de la récolte. C'est une occasion de mettre en lumière des produits oubliés, et de permettre aux habitants de grandes villes souvent sans jardin, de posséder de bons produits. Pratique et savoureux ! Glowee, a été récompensée en janvier dernier par l'Elevator World Tour. Cette jeune pousse a été fondée par Maëlle Chassard et Sandra Rey qui en 2013 ont le pari – audacieux – de diminuer la consommation énergétique des grandes villes de 20%. Ainsi, elles souhaitent utiliser une lumière génétiquement programmée, issue des propriétés d'organismes qui produisent de la lumière, comme éclairage. On retrouve ces propriétés chez les lucioles, les méduses, ou certains poissons, comme éclairage. Finit l'électricité ! L'ambition française est déterminante à l'aube des accords sur le climat. Toujours dans l'écologie, il existe même un robot qui répond au nom de Diya One capable d’interagir avec son environnement pour optimiser la consommation d'énergie. Selon la situation en cours, il peut filtrer l’air ou avertir l'homme de ses erreurs. Son créateur Partnering compte le commercialiser dans quelques mois une fois sa taille réduite.

La start-up nommée Goodeed, lancée par un étudiant de 19 ans, est au combien malicieuse. Elle permet de faire un don « gratuitement » à une association. Vous pouvez permettre la plantation d'arbres, financer des vaccins ou un repas. Pour cela, il suffit de regarder une publicité. Le montant déboursé par l'annonceur est reversé à 80% à l'association choisie par l’utilisateur, le reste va au créateur du site. Il suffit seulement de s'inscrire, et c'est rapide ! De son côté, Solimoov propose un système similaire via l’installation d’une extension sur notre navigateur qui permet de verser une somme à l'association de son choix à chaque achat réalisé en ligne. Puis, il existe Wipplay pour permettre à un photographe confirmé de vendre son travail amateur. C’est une plate-forme où ces derniers postent leurs meilleurs clichés. Les internautes ou les professionnels votent pour leurs images préférées, les plus plébiscitées peuvent être publiées ou exposées. Les clichés considérés comme des « œuvres d'art » peuvent alors être vendus. Concernant les services pratiques, on peut citer Wayz-Up qui est spécialisé dans du covoiturage domicile-travail, il existe également La Boîte qui Cartonne, pour 6€ par mois, on peut stocker les objets qui nous encombrent en lieu sûr dans une grande boîte, le nom est tout aussi plaisant que l'idée. Terminons par quelques notes de musique, Carpe Dièse propose des cours de musique en ligne par visioconférence : piano, guitare, batterie et chant. La start-up installée à HEC possède un site pratique et un mode d'enseignement ludique.

Les Français plus ou moins jeunes regorgent de bonnes idées, capables d'innover et de s'internationaliser, pour cela elles nécessitent un soutien financier. Il est risqué – on parle alors VC – puisque l’idée portée ne garantit pas un succès à terme ni même une production du bien ou du service. Le phénomène génère de plus en plus une confiance au-delà des profits, les banques et les grandes entreprises parrainent des concours et investissent pour l’émergence des start-up, avec certes des intérêts, mais un rôle clé dans le lancement.

 

Publié dans Actualité, Découverte

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